Gino, menuisier pour enfants : artisanat et poésie

Quand avez-vous eu l’idée que la menuiserie pouvait être offerte aux enfants ?

Il y a environ 40 ans, j’ai réalisé que nous devions être capables de transmettre la passion pour ces choses aux enfants et j’ai commencé à travailler pour mettre en œuvre ce projet. J’ai progressivement acquis de l’expérience, puis il m’a fallu environ 3 ans pour imaginer et fabriquer des équipements et des procédés aussi sûrs que possible.

Peut-il être dangereux de manipuler des outils de menuiserie pour enfants ?

Non, il suffit de faire une bonne prévention en amont sur les outils et les processus. Il s’agit également de respecter les dispositions du décret législatif 81. En 21 ans d’activité, nous avons dépassé 135 000 heures de travail effectuées par des enfants sans accident.

A quel âge ciblez-vous principalement ?

De 3 à 12 ans environ

Dans les écoles existaient autrefois les Applications Techniques qui aujourd’hui n’existent plus. Que peut-on faire pour récupérer ces connaissances dans l’école d’aujourd’hui selon vous ?

Il faut d’abord former des enseignants ayant des parcours très différents, ce qui prend du temps. Ensuite, vous devriez aller récupérer le savoir-faire qui risque d’être perdu par ceux qui le font encore.

Pourquoi pensez-vous qu’un retour aux compétences manuelles est nécessaire ?

Parce que les compétences manuelles et la connaissance d’un territoire sont la condition préalable pour être en mesure d’imaginer quelque chose de différent qui n’est pas un marché fou qui tue autant.

Quelles sont, selon vous, les répercussions positives d’un retour aux compétences manuelles dans la vie quotidienne ?

C’est un excellent moyen de rééquilibrer la culture universitaire et d’agir. Les nouvelles générations se sentent souvent perdantes au départ parce qu’elles ne peuvent plus imaginer ce qu’elles peuvent faire, penser à un projet de vie et être capables de le mettre en œuvre et finir par se résigner aux centres d’appels. Par exemple, les artisans tiennent pour acquis qu’ils peuvent le faire, qu’ils sont les protagonistes de leur travail. Les étudiants universitaires, d’autre part, sont généralement paralysés par l’idée de prendre une initiative de leur propre initiative au travail, ils comptent sur quelqu’un, ou pire, de nos jours, puis, ils vont mendier pour un emploi avec la démission de ceux qui pensent ne pas pouvoir le faire. S’il est vrai que faire est au moins la moitié du savoir de l’humanité, nos universités sont des moines. Et puis il y a tous les domaines importants de la vie, de la construction de votre propre maison (au moins dans la gestion du chantier de construction), le mobilier, l’entretien, le potager ou un verger familial, jouer avec vos enfants.